Le Président de la République du Congo rencontre les membres du RICE en audience privée le 10 février 2012 à Paris.

Un entretien privé entre le chef de l’État et le Rice

Dans le cadre de ses rencontres avec la diaspora, le président Denis Sassou N’Guesso s’est entretenu également, dans la matinée du 10 février, avec les membres fondateurs du Réseau international des Congolais de l’extérieur (Rice).

Le président Denis Sassou N’Guesso et les membres fondateurs du Rice.

L’implication de la diaspora congolaise dans le développement du pays a été l’objet principal de la rencontre entre le president Denis Sassou N’Guesso et les membres fondateurs du Rice (Edwige-Laure Mombouli, Édith Itoua, Carmen Féviliyé, Francis Seck et Ambroise Loemba) venus présenter leurs projets d’activités et montrer leur détermination à contribuer au rayonnement du Congo.

C’est en bon père de famille que le président de la République s’est adressé au groupe, leur parlant du rôle que la diaspora devrait tenir dans l’édification du pays. Le chef de l’État a accompagné ses propos d’exemples de diasporas du Sénégal, du Mali et du Cap Vert qui contribuent efficacement au développement de leurs pays. Il a également montré les changements positifs et visibles qui s’opèrent au Congo dans beaucoup de domaines, exhortant ses filles et ses fils qui vivent à l’étranger à « participer à l’effort » quels que soient l’endroit, les obstacles et même les contraintes de confort. Le président de la République a ainsi pris l’exemple de cadres congolais de renom qui ont accepté,

à la fin de leurs études à l’étranger, de travailler au pays, bravant diverses incommodités. « Ces personnes étaient comme vous, elles ont étudié en Europe mais ont accepté de rentrer travailler au Congo. Aujourd’hui, ce sont des

cadres que vous connaissez », s’est exclamé le chef de l’État.

Insistant sur les progrès réalisés, Denis Sassou N’Guesso s’est appuyé sur le séjour prometteur à Brazzaville

des médecins congolais qui exercent en France, pour attirer l’attention sur le fait que la diaspora doit contribuer de manière positive au bien-être commun. « Je vous encourage à continuer sur cette lancée. Je vous félicite et vous assure mon soutien » ont été les mots du président avant de prendre congé des membres fondateurs du Rice.

À l’issue de l’entretien, Francis Seck, secrétaire général, a confié que le Rice se voulait être un réseau pour mobiliser les compétences congolaises dans les pays d’accueil et constituer ainsi des groupes d’influence efficaces. « C’est une organisation qui a pour principale vocation de fédérer les forces vives associatives et individuelles qui constituent la diaspora congolaise, de les mettre en réseau pour construire une dynamique efficace au service du Congo et de leur développement dans le pays d’accueil, en l’occurrence la France », a précisé quant à lui Ambroise Loemba.

La présidente du Rice, Edwige-Laure Mombouli, a pour sa part expliqué pourquoi le président les recevait particulièrement. « Je pense que le président de la République a noté que le prix Rice est un instrument fédérateur de compétences au profit du Congo. D’ailleurs, il a suivi l’événement à la télévision, comme il nous l’a dit et je crois qu’il a de ce fait ressenti l’intérêt de nous rencontrer. C’est quand même une première au sein de notre communauté ! Au travers de cet entretien privé, il a souligné son intérêt pour la diaspora et nous avons été très touchés par ce geste », a-t-elle déclaré.

Né de la rencontre des cadres et entrepreneurs de la diaspora congolaise à l’ambassade du Congo en France, le Réseau international des Congolais de l’extérieur a organisé pour la première fois le prix Rice pour la diaspora du Congo Brazzaville, afin d’encourager les Congolais à s’investir dans le développement de leur pays. La première édition qui a eu lieu le 2 décembre 2011 a permis de consacrer le tennisman Joe-Wilfried Tsonga (prix Parcours individuel) et de découvrir Blanche Bouity, présidente de l’association Ayhupedela (prix du Projet associatif) et Edgar Hardy, inventeur de la lampe solaire Mona (prix de l’Entrepreneur).

 

Carmen Féviliyé (Les Dépêches de Brazzaville n°1432 -Mercredi 15 février 2012)